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AIR SABIR
Notre langue lui était inconnue, et à peine s’il parlait le sabir, ce patois algérien composé de provençal, d’italien, d’arabe, fait de mots bariolés ramassés comme des coquillages tout le long des mers latines. Alphonse Daudet, Le Turco de la Commune, 1873
Le « sabir » est littéralement un saber, un savoir, savoir sur soi-même.
Jocelyne Dakhlia, No man's langue, une rétraction coloniale, 2004
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